C'est en décembre 2009 que se tiendra, au Danemark, la prochaine conférence de l'ONU (COP15) sur l'environnement, lors de laquelle sera peut-être adopté un nouveau traité sur le réchauffement climatique en remplacement du protocole de Kyoto.

En préalable à cette conférence, le Danemark s'engage déjà dans cette direction. La création d'une université du climat basée au Groenland a ainsi été décidée en août 2007. Le ministre des Sciences, de la Technologie et de l'Innovation, Helge Sander, à l'initiative de ce projet, explique que les changements climatiques sont plus visibles sur l'île du Groenland. Concrètement, le ministre propose d'établir au NaturInstitut de Nuuk un centre de recherche transversal, avec 5 à 10 postes de chercheurs et auquel sera consacré un budget de 70 millions de couronnes sur une durée de 5 ans. Le centre devra être opérationnel en 2009 et s'attachera à acquérir un savoir fondamental sur le climat dans la zone polaire, sur les changements climatiques et leurs impacts dans cette zone, ainsi que les moyens à déployer pour en limiter la contribution humaine. Il est prévu que ce centre organise chaque année une grande conférence internationale sur la recherche climatique au Groenland.

On notera également qu'en mars 2009, l'Université de Copenhague tiendra un congrès international de recherche pour contribuer à la préparation de la conférence du sommet de l'ONU (COP15) de décembre 2009. Un nouveau portail Internet dédié à ce congrès est accessible à l'adresse suivante:
http://www.climate.ku.dk.

Ce congrès est organisé en coopération avec l'Alliance Internationale des Universités de Recherche (IARU créée en janvier 2006), réseau international de 10 universités choisies pour leur excellence et leur ouverture à l'international. Les questions débattues pendant ce congrès porteront sur les possibilités et les moyens à mettre en oeuvre pour réduire les émissions de CO2, afin de résoudre les problèmes liés aux changements climatiques. Les débats seront non seulement techniques mais également éthiques. Le congrès produira un rapport pour les gouvernements présents à la conférence qui suivra en décembre 2009.

Enfin, pour ce qui est des initiatives privées, l'entreprise danoise d'ingénierie et de conseil Rambøll lance un projet de changement du réseau électrique des maisons, dans le but de diminuer les pertes en énergie causées par les transformateurs convertissant le 220V du secteur en tension 12 Volts utilisée par la plupart des appareils ménagers. L'idée consiste à installer dans les foyers un système centralisé basse-tension.

Anders Dyrelund, consultant chez Rambøll, explique que les systèmes de distribution électrique tels qu'ils sont construits maintenant, représentent une perte de ressources et rejettent inutilement du CO2. Selon lui, le Danemark et les foyers danois pourraient économiser plus d'un milliard de couronnes. Bien que le remplacement des réseaux électriques déjà existants soit encore trop cher à mettre en oeuvre, M. Dyrelund propose que ces nouveaux systèmes soient installés dans un premier temps dans les nouveaux bâtiments. Selon lui, Rambøll pourrait proposer pour le sommet de 2009 un modèle de maison fonctionnant avec un système basse tension.