Leonard génie du climat

Il n'y a plus de saisons, mon bon génie ! Qu'allons nous devenir si la neige commence à fondre en janvier? A cette question, le pékin moyen répond par un haussement d'épaule. C'est que n'est pas Génie qui veut ! Léonard a , pour sa part, quelques peu extrapolé et analysé la chose pour aboutir à la conclusion suivante : le réchauffement climatique ira de mal en pis, jusqu'à modifier la face de la planète au XXIe siècle ! Heureusement pour nous, pauvres habitants du futur, Léonard, Basile et leur machine à voyager dans le temps sont sur le coup. Rions donc un peu en attendant la fonte des glaces et ....en attendant le printemps 2008, moment de choix pour la sortie de ce 38e tome édité chez Lombard et ecrit encore et toujours par un Bob degroot en super forme. Connaissant personnellement le maître je puis vous dire qu'en ce moment il a une forme encore plus olympique que d'habitude et je pense sérieusement à lui glisser un jour dans son verre un sérum de vérité pour qu'il me dise enfin ses secrets pour rester aussi prolifique continuellement et d"avoir un physique de rêve à faire palir les culturiste les plus farouches...bon heuu la je crois que j'en fais un peu trop...mais j'aime le flatter, c'est que j'espere un jour devenir son disciple et servir la science dans la joie. Bref, vivement mars que l'on se triturent les maxilaires et  que l'on se dilate la rate.

Journée mondiale du Climat : 8 décembre 2007

De Grenelle à Bali, agissons contre le changement climatique

 Du local au global,
agissons contre le changement climatique !

   -30% d’émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020, sans nucléaire, c’est possible !

Le changement climatique fait peser de nombreux risques sur notre planète :

Multiplication des catastrophes climatiques (canicule, inondations, tempêtes...) ;
Montée des eaux qui menace de disparition certains territoires et provoquera l’exode des milliers de « réfugiés climatiques » ;
Menace sur la faune et la flore et multiplication des catastrophes alimentaires et sanitaires.
 
Journée mondiale du Climat : 8 décembre 2007
Manifestation à ParisLes fausses solutions que sont l’énergie nucléaire (polluante, dangereuse et proliférante) ou les agrocarburants et les mauvaises orientations comme le « tout autoroute » sont destinées à soutenir un modèle de développement dévastateur. Elles détournent des financements qui devraient être affectés à la promotion des économies d’énergie, de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables !

Du 3 au 15 décembre se tiendra à Bali la 13e conférence internationale des Nations unies sur le changement climatique, pour préparer la suite du protocole de Kyoto. Au même moment, la France dévoilera le projet de loi issu du Grenelle de l’Environnement.

Pour une véritable justice climatique1, les pays riches doivent s’engager à réduire de 30% leurs émissions de gaz à effet de serre, sans nucléaire, d’ici 2020.

8 décembre, 14h
Place du Châtelet à Paris
Le 8 décembre, pour la « Journée mondiale du climat », rejoignez les évènements partout en France pour exiger que les promesses politiques soient enfin tenues !


http://www.rac-f.org/8decembre

De Grenelle à Bali, agissons contre le changement climatique !

Climat. Si le réchauffement à venir est certain, son ampleur est l’objet d’âpres discussions.

L’océan Arctique sera-t-il vide de glaces l’été en 2050 ou en 2080 ? La mousson africaine montera-t-elle plus au nord, ou se rétractera-t-elle plus au sud ? Les cyclones tropicaux seront-ils plus nombreux et intenses, ou le seront-ils moins ? Le niveau des océans ne va-t-il s’élever que d’un demi-mètre, ou plus d’ici à la fin du siècle ? Honnêtes, les scientifiques chargés d’explorer le futur climatique de la planète l’avouent souvent : ils ne «savent pas tout», explique Pascale Braconnot, du Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE, CNRS-CEA, université de Versailles-Saint-Quentin). Ces questions, parmi d’autres, font partie des énigmes climatiques qui résistent encore à l’investigation scientifique.

La première, et principale, tient de la réaction du climat à la perturbation anthropique. Comment va-t-il réagir à la hausse de la teneur de l’air en gaz à effet de serre ? Pour un doublement de la teneur en CO2RELATIVEMENT À L’ÉPOQUE PRÉINDUSTRIELLE, les simulations climatiques sur ordinateur prévoient une hausse des températures comprise entre 2 °C et 4,5 °C. Entre ces deux chiffres d’apparence modeste, la différence est pourtant majeure. Près de 5 °C, c’est l’écart entre les températures moyennes d’un maximum glaciaire – avec la calotte polaire qui descend jusqu’à Londres – et celles du climat actuel, une mutation dont le rythme naturel se compte en milliers d’années. 2 °C, c’est déjà beaucoup, mais la situation demeurerait «gérable», estiment souvent les scientifiques. De toute façon, peu d’entre eux imaginent que l’on puisse éviter un changement climatique de cet ordre. Mais impossible, aujourd’hui, de savoir vraiment auquel des deux termes de l’alternative il faut se préparer.

Deux climatologues américains, Gerard Roe et Marcia B. Baker, l’affirment (1) : rien – amélioration des modèles ou de la puissance des ordinateurs – ne permet d’espérer réduire cette incertitude dans les années à venir. Le nombre et la force des rétroactions entre les différents acteurs du climat interdiraient de faire mieux. Si l’on ajoute le risque de voir la teneur en gaz à effet de serre tripler et non doubler… on comprend pourquoi certains climatologues n’ont plus un poil sur le caillou.

L’ampleur du changement climatique dépendra certes de nos émissions de gaz à effet de serre, mais aussi pour beaucoup de la rétroaction entre ce changement et le cycle géochimique du carbone. Les océans et la biosphère continentale vont-ils absorber le carbone de l’air aussi vite, moins vite, ou plus vite qu’aujourd’hui ? L’incertitude pèse «400 milliards de tonnes de carbone supplémentaires dans l’atmosphère à l’horizon 2100» , précise Pierre Friedlingstein, du LSCE. C’est la différence entre un modèle climatique ne prévoyant aucune modification du cycle géochimique et un autre où les puits de carbone terrestres et océaniques sont de moins en moins efficaces. Traduite en teneur de CO2 dans l’air, la différence est spectaculaire. Alors qu’elle est passée de 280 parties par million (ppm) en 1750 à 382 aujourd’hui, elle pourrait passer à 800 ppm en 2100, selon un modèle où le cycle du carbone demeure en l’état. Mais si l’on ajoute l’effet d’un cycle du carbone transformé, il faudrait ajouter «200 ppm, soit le double de ce que nous avons fait depuis la révolution industrielle», alerte Friedlingstein. En revanche, un article paru jeudi dernier dans Nature (2)propose une vision plus optimiste : sur la foi d’une étude de l’évolution du sol depuis deux mille ans sous une prairie du Massif central, il estime que le carbone du sol y restera tant que ses micro-organismes n’y seront pas plus alimentés en carbone par une litière végétale «fraîche».

Enigmatique. Pour réduire cette incertitude, les scientifiques posent des capteurs de CO2 un peu partout, étudient les sols, tentent de modéliser l’évolution de la forêt mondiale et d’ajouter le cycle de l’azote (un fertilisant nécessaire à la croissance végétale) à leurs modèles. Parfois, la météo vient à leur secours. La canicule ouest-européenne de 2003 leur a ainsi permis de mesurer l’effet d’un été très chaud et très sec – analogue à ce que prévoient les simulations climatiques d’ici à un demi-siècle – sur les forêts tempérées. Bilan :un énorme «relargage» de carbone dans l’air. Pierre Friedlingstein se demande aussi combien de méthane sera dégazé par les pergélisols sibérien et canadien au fur et à mesure de leur dégel : «On ne le sait pas, alors que le méthane est un gaz à effet de serre plus puissant que le CO2

Défi. Ces incertitudes générales se déclinent en problèmes particuliers, comme la mousson africaine. De Dakar à Addis-Abeba, des dizaines de millions de personnes en dépendent pour leur alimentation. Agriculture pluviale, croissance démographique débridée, techniques rudimentaires… tout est en place pour que la nature décide du sort des hommes. Que la mousson du futur remonte vers le nord, et c’est tout le Sahel qui bénéficiera d’un répit lui donnant peut-être le temps de construire une agriculture plus performante et plus nourricière. Qu’elle se rétracte vers le sud, et c’est une catastrophe qui s’annonce. Pascale Braconnot l’avoue : «On ne sait même pas ce qui a gouverné l’évolution de la mousson depuis trente ans avec les sécheresses des années 70 et 80 au Sahel. On a parlé des causes locales (déforestation), d’un effet indirect de la pollution atmosphérique sur l’Europe de l’Ouest dans les années 50 et 60, mais aussi de phénomènes liant océan et atmosphère au-dessus de l’Atlantique nord.» La prévision des moussons actuelles reste un défi tant elles semblent dépendre de connexions à longue portée avec les océans Atlantique, Pacifique et Indien. Quant au futur plus lointain, il demeure énigmatique. «Le désaccord entre modèles climatiques est total, les uns prévoyant une extension vers le nord, et d’autres une rétraction vers le sud», précise Pascale Braconnot.

Le niveau futur des océans, lui aussi, résiste aux scientifiques. Les rapports du Giec, le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat, prévoient une hausse limitée entre 20 cm et 80 cm d’ici à 2100. Mais cette prévision «n’est qu’une partie de l’histoire», avertit Anny Cazenave, spécialiste de l’observation par satellite des océans au Cnes, l’agence spatiale française. «Elle ne tient compte que de l’expansion thermique de l’eau et de la fonte des glaciers de montagne. Or nous avons découvert ces dernières années que l’instabilité des calottes polaires groenlandaise et de l’Antarctique de l’Ouest pourrait devenir la cause majeure de la hausse du niveau marin.» Les mesures par satellites (radar et gravimétrie) ont montré l’accélération des fleuves de glace côtiers dans leur mouvement vers la mer. «Est-ce transitoire, ou est-ce le signe d’un emballement avec des effets de seuil conduisant à des phénomènes irréversibles ?» s’interroge-t-elle. En raison de leur potentiel énorme – les glaces du Groenland correspondent à une hausse de 7 mètres des océans –, la question fait froid dans le dos. Faut-il se préparer à une modification des traits de côtes aux conséquences importantes, à une retraite dramatique de centaines de millions de personnes, à des menaces sur d’innombrables ouvrages industriels et portuaires dans les villes côtières ?

Satellites. D’autres questions sont posées, comme celle de la formation des nuages dans une atmosphère plus chaude et plus humide. Ces nuages seront plus nombreux, mais seront-ils plutôt réflecteurs de l’énergie solaire – et donc refroidissants –, ou plutôt agents supplémentaires de l’effet de serre et donc réchauffants ? L’incertitude sur ce point, très délicat à simuler et calculer, demeure l’une des interrogations centrales des climatologues. D’autres inconnues s’y ajoutent, comme le rôle climatique des aérosols ou celui des pluies tropicales. Suivant les modèles, certains prédisent un état de l’océan Pacifique qui pourrait conduire à un assèchement de l’Amazonie et à sa transformation progressive en savane sur de vastes espaces. Mais d’autres modèles ne voient rien de tel, précise Pascale Braconnot.

Pour diminuer ces incertitudes et mieux prévenir gouvernements et citoyens des risques qu’ils prennent ou de ce à quoi il faut se préparer, les climatologues ont d’abord besoin «d’observer mieux et sur de longues durées», avance Anny Cazenave. Elle s’inquiète de voir la succession des satellites de gravimétrie toujours pas décidée par les agences spatiales. «Nous risquons d’avoir un trou de plusieurs années dans la mesure de la masse des calottes polaires alors qu’il s’agit d’un paramètre décisif si nous voulons détecter à temps le début éventuel d’un phénomène de grande ampleur et irréversible», souligne-t-elle. Le suivi des mouvements de masses d’eau dans les océans ou l’étude de tous les mécanismes impliqués dans la mousson africaine, par de lourdes opérations cumulant données satellitaires, avions, ballons-sondes et observations au sol, requièrent à chaque fois des financements de longue durée et une coordination internationale. L’amélioration des modèles utilisés pour les simulations sur ordinateur passe par de meilleures représentations mathématiques des processus naturels, et donc une compréhension plus aiguisée de ces derniers. Qu’il s’agisse de processus microscopiques, comme la formation des gouttes de pluie dans un nuage, ou d’une échelle plus vaste comme les flux de carbone au-dessus des forêts tropicales, dont on vient de découvrir que la mesure par des tours à capteurs était complètement faussée durant la nuit (3).

Mais beaucoup dépendra des ordinateurs eux-mêmes. «Pour véritablement simuler la formation et l’évolution d’un cyclone tropical à l’échelle du globe, et donc savoir si le réchauffement se traduira par l’augmentation de leur fréquence et de leur intensité, il nous faudrait des ordinateurs de 50 à 100 téraflops (milliards d’opérations par seconde) en puissance soutenue», explique Jean-Claude André, directeur du Cerfacs (4) à Toulouse. Nous n’y sommes pas encore, puisque le Cerfacs vient seulement d’acquérir un Blue Gene d’IBM, le plus puissant des ordinateurs actuels, mais seulement dans une version à 5,7 téraflops. Et il faudra le pétaflop – un million de milliards d’opérations par seconde – «pour simuler les petites structures thermiques de quelques dizaines de mètres qui, dans les océans, favorisent ou non la floraison du plancton, et donc leurs pompes biologiques à carbone», ajoute Jean-Claude André.

Prix Nobel. Cet aveu d’incertitude, coutumier pour des scientifiques, peut sembler paradoxal. Cette semaine se tient en effet à Valence (Espagne) une réunion du Giec. Un grand raout scientifico-diplomatique dont l’audience sera décuplée par le prix Nobel de la paix 2007, que le Giec vient de partager avec l’ancien vice-président américain Al Gore. Une récompense soulignant le rôle joué par cet organisme mis en place par l’ONU et l’Organisation météorologique mondiale en 1988 pour éclairer les gouvernements sur l’avenir climatique. Ses rapports – en 1990, 1995, 2001 – ont scandé les négociations diplomatiques conduisant à la signature de la convention climat de l’ONU puis au protocole de Kyoto, entré en vigueur en 2005. Vendredi prochain, dans l’après-midi, le Giec rendra public le «résumé pour décideurs» de son quatrième rapport. Difficile, en effet, de demander aux responsables politiques d’avaler les milliers de pages où les causes et conséquences du changement climatique sont associées aux politiques susceptibles de l’atténuer ou de s’y adapter. D’où la rédaction, délicate car elle doit recevoir l’imprimatur des délégations gouvernementales tout en respectant les rapports scientifiques, d’un texte de synthèse.

Les scientifiques y affirmeront leur certitude que le changement climatique provoqué par les émissions massives de gaz à effet de serre représente une menace majeure pour les sociétés. Au point de recommander une réduction de ces émissions pour limiter cette menace et, simultanément, de s’adapter à des changements pour une part inéluctables. Cette certitude ne signifie pas un avenir déterminé dans ses moindres détails. Dès lors que l’on a compris qu’elles ne mettent pas en cause son cri d’alarme initial, le climatologue n’hésite pas à sortir ses «fourchettes», ses «incertitudes» et ses «surprises possibles». Et son travail acharné pour les réduire.

(1) Science du 26 octobre 2007. (2) Sébastien Fontaine et al. , Nature du 8 novembre 2007. (3) J. Lloyd et al., Biogeosciences , 4, 2007. (4) Centre d’études de recherche et de formation avancée en calcul scientifique (Toulouse).

Climat : dernière réunion du GIEC avant les négociations internationales

Après six années de travail qui ont mobilisé plus de 2500 scientifiques internationaux, le GIEC (Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat) se réunit à Valence du 12 au 16 novembre 2007 pour adopter son quatrième et dernier rapport sur le réchauffement climatique et ses conséquences. Cette synthèse servira de référence pour les négociations internationales sur le climat, qui se dérouleront à Bali du 4 au 13 décembre.

L’année 2007 est, définitivement,  l’année du climat. Les 3 précédents rapports du GIEC (dont le président, Rajendra Pachauri, a reçu le Prix Nobel de la paix avec Al Gore) ont alimenté, tout au long de l’année, le débat et la prise de conscience sur la certitude du réchauffement climatique et de ses conséquences.  Après une première réunion à Paris en janvier, qui avait posé « les bases scientifiques et physiques » du réchauffement, le groupe II du GIEC a validé, au mois d’avril à Bruxelles, le rapport intitulé « Impacts, adaptation et vulnérabilité », établissant les conséquences humaines, économiques et environnementales du réchauffement. Puis, en mai à Bangkok, le groupe III a défini des recommandations pour parvenir à « l’atténuation des changements climatiques ». Le consensus n’est pas allé de soi tout au long des négociations sur ces rapports, dont quasiment chaque mot a été pesé. Le rapport sur les impacts, notamment, a fait l’objet de fortes pressions politiques, les Etats-Unis ayant une nouvelle fois éludé tout accord contraignant sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, en indiquant qu'ils ne s'engageraient pas tant que la Chine ou l'Inde ne prendraient pas des mesures semblables. Les négociations s’étaient alors cantonnées à la promotion de l’efficacité énergétique et des nouvelles technologies, telles la séquestration et le stockage de carbone.
La troisième réunion, à Bangkok, s’est en revanche achevée sur un consensus plus large. Les Etats ont reconnu que les politiques actuelles étaient insuffisantes pour stabiliser les émissions de GES.  Le GIEC explique en effet qu'après un "pic" en 2015, les émissions doivent impérativement redescendre à 50% des niveaux actuels observés. Dans le cas où les combustibles fossiles maintiendraient leur position dominante jusqu'en 2030 et au delà, leurs émissions de CO2 pourraient croître jusqu'à 110%. " Les efforts d'atténuation  dans les 20 à 30 prochaines années auront un large impact sur les possibilités d'atteindre des niveaux plus bas de stabilisation", a indiqué alors Ogundale Davidson, vice-président du groupe de travail du GIEC. Quelque 6 milliards de tonnes d’équivalent CO2 pourraient en effet être évitées par des mesures à « coût négatif » d’ici à 2030, soit 7 à 12% des émissions attendues à cet horizon.

+90% d'ici 2030 ?

Sans actions déterminantes d’ici 2030, l’augmentation des émissions pourrait atteindre jusqu'à 90% à cette échéance, par rapport à 2000. Et dans l’hypothèse où les combustibles fossiles maintiendraient leur position dominante jusqu'en 2030 et au delà, leurs émissions de CO2 pourraient croître jusqu'à 110%. Conséquences : d’ici 2100, le réchauffement sera compris entre 1,1°C et 6,4°C, selon les politiques menées. Publiée fin octobre, une étude américaine est venue confirmer l’un des pires scénarios du GIEC (voir article lié). Publiée par l'Organisation pour la recherche scientifique et industrielle du Commonwealth (CSIRO), elle révèle que les émissions de CO2 issues des énergies fossiles connaissent une croissance qui est passée de 1,1% par an dans les années 1990 à 3% depuis les années 2000. Près de 8 millions de tonnes de carbone ont été rejetées dans l'atmosphère en 2005, contre 6 millions il y a 10 ans. En cause, la croissance de l’économie mondiale qui contribue pour 65 % à l’évolution des niveaux de CO2 dans l’atmosphère, affirment les auteurs de l’article. Alors que dans les années 90, le taux de carbone de l’économie mondiale s’améliorait (0,35 kg de carbone par dollar en 1970 et 0,24 kg de carbone par dollar en 2000, la tendance s’inverse depuis, avec un rythme de +0,3% par an. Dans leurs conclusions, les auteurs de l’étude rejoignent le bilan du GIEC : les efforts des Etats, à court terme, seront déterminants.

Moyens économiques et technologiques

Pour atteindre des objectifs ambitieux (contenir le réchauffement entre 2°C et 2,5°C d’ici 2100), le GIEC a estimé que le produit intérieur brut (PIB) diminuerait de moins de 3% en 2030 et de moins de 5% en 2050 par rapport à la valeur qu’il atteindrait sans politique climatique. Selon les experts, la réduction des émissions de GES est donc économiquement et technologiquement réalisable. Nicholas Stern, l'ancien président de la Banque mondiale, affirmait quant à lui, dans son rapport d'octobre 2006, qu'agir aujourd'hui couterait 1% du PIB mondial d'ici 10 ans mais qu'en revanche, agir demain couterait 5% à 20% du PIB mondial. L’économiste évalue à 6,8 trillions de dollars le coût du réchauffement climatique si les choses restent inchangées. Enfin, l'Association des assureurs britanniques (ABI) a déjà  averti que les coûts mondiaux des tempêtes dues au changement climatique augmenteront probablement de 75% pour atteindre 27 milliards de dollars par an dans les 70 prochaines années. D'ici 2040, le coût moyen des ouragans passera pour les seuls Etats-Unis de 9,5 milliards de dollars à 11,4 milliards. Lors " d'une mauvaise année ", les ouragans aux USA coûteront quelques 71 milliards de dollars d'ici 2040....
Récemment, Lester Brown, directeur du WorldWatch Institute et initiateur du concept d’éco-économie, propose quand à lui différentes mesures dans son dernier ouvrage intitulé « Le plan B : pour un pacte écologique mondial ». Il estime que ses propositions, très concrètes, coûteraient 68 milliards de dollars pour éradiquer la pauvreté, et 93 pour préserver la planète. Soit un total de 161 milliards de dollars, à peine le sixième des dépenses militaires mondiales annuelles.

Climat: Chine et Inde doivent prendre des engagements nouveaux

ROME - Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a appelé lundi la Chine et l'Inde à prendre des "engagements nouveaux" en matière d'émission de gaz à effet de serre.

Les pays en développement devraient prendre "des engagements nouveaux, flexibles et équilibrés pour réduire l'intensité de leurs émissions de gaz à effet de serre dans le cadre de leur développement économique", a-t-il déclaré lors du congrès mondial de l'énergie à Rome.

M. Barroso souhaite que ces engagements soient pris dans l'optique d'un nouvel accord international succédant au protocole de Kyoto qui expire en 2012.

"Nous n'attendons pas de la Chine et de l'Inde qu'ils prennent les mêmes engagements que nous. Mais nous espérons qu'ils vont découpler leur consommation d'énergie de leur croissance", a ajouté M. Barroso.

"Nous voulons coopérer avec les pays en développement pour renforcer leur contribution à l'effort global de réduction" des émissions, a affirmé le président de la Commission.

M. Barroso a jugé en particulier qu'il était crucial "d'aboutir à un accord global sur le climat avec la Chine".

"Nous voulons que la croissance de la Chine soit considérée comme une opportunité, non une menace. La Chine va-t-elle pouvoir être considérée comme un partenaire en termes de responsabilité globale, notamment au niveau de l'énergie et du changement climatique?", s'est-il interrogé.

Le président de la Commission a par ailleurs souligné l'importance de la relance du débat sur le nucléaire, tout en rappelant qu'il s'agissait d'une prérogative nationale sur laquelle la Commission n'entend pas intervenir.

"Les défis combinés de la compétitivité, de la sécurité des approvisionnements et des changements climatiques donnent au débat sur le nucléaire un acuité particulière", a-t-il estimé.

Climat: l'inaction est "irresponsable et criminelle", selon l'Onu

Il serait "criminel et irresponsable" de ne rien faire contre le réchauffement climatique, a lancé lundi Yvo de Boer, secrétaire exécutif de la Convention climat de l'Onu, à l'ouverture des travaux du Giec, le panel d'experts sur le climat à Valence.

Le changement climatique est en cours et il va "frapper le plus durement les pays les plus pauvres et les plus vulnérables", a-t-il averti, lors de la conférence d'ouverture des travaux du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec), prix Nobel de la paix 2007 avec Al Gore.

Ces travaux, qui doivent durer une semaine, doivent valider le 4è rapport sur le changement climatique, qui fera référence pour les 5 ans qui viennent.

"Chacun ressentira l'impact du changement climatique, et la vie de certains en sera menacée", a ajouté M. de Boer. Pourtant, "une action concertée engagée dès maintenant permettrait d'éviter les conséquences les plus catastrophiques", a-t-il estimé, soulignant la nécessité "d'une volonté politique".

"Ne pas reconnaître l'urgence de ce message et la nécessité d'agir contre (le phénomène) ne serait rien moins que criminel et irresponsable" car "ne pas agir constituerait une attaque directe contre les plus pauvres parmi les pauvres".

Le rapport de synthèse, présenté samedi prochain en présence du Secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon doit résumer les quelque 2.500 pages des trois grands chapitres publiés cette année (évaluation scientifique du phénomène du réchauffement, impact, solutions possibles) en un "résumé à l'intention des décideurs" de 25 pages.

Ce 4e rapport du Giec (le précédent datait de 2001) qui mobilise depuis plus de deux ans 2.500 chercheurs, alimentera les négociations de la conférence des Nations unies qui devra décider en décembre à Bali des suites à donner au Protocole de Kyoto, dont la première phase expire en 2012.

"Ce sera le document auquel chacun pourra se référer régulièrement au cours des cinq prochaines années pour voir ce que la science nous dit", a indiqué Hans Verolme, responsable du programme du Fonds mondial pour la nature (WWF) sur le changement climatique global.

Le réchauffement est "une menace potentielle pour la paix dans le monde avec les risques de conflit pour l'eau, l'alimentation et l'énergie", a estimé de son côté Yan Hong, secrétaire adjoint de l'Organisation météorologique mondiale (OMM), un des deux piliers fondateurs du Giec.

Le phénomène pourrait également entraîner des déplacements massifs de population "particulièrement vers les zones urbaines qui pourraient ne pas avoir la capacité de les loger, de les nourrir et de les employer", a-t-il ajouté.

Selon les scénarios du Giec, la température mondiale pourrait augmenter de de +1,1 à 6,4°C par rapport à 1980-1999 d'ici 2100, avec une valeur moyenne plus sûrement comprise entre +1,8 et +4°C.

Le niveau de la mer s'éleverait de 18 à 59 centimètres, canicules, tempêtes, inondations, sécheresses se multiplieraient.

Selon le scénario le plus optimiste du Giec, il serait possible de contenir le réchauffement à 2,4 degrés d'ici à 2100 à condition que les émissions de gaz à effet de serre (GES) d'origine anthropique plafonnent d'ici à 2015 avant de décroître.

Cet objectif requiert selon l'Agence internationale de l'Energie (AIE) un effort exceptionnellement rapide et vigoureux de la part de la communauté internationale. Selon l'AIE, les émissions pourraient bondir de 57% d'ici à 2030 (1,8% par an) faute de nouvelles mesures pour freiner la consommation d'énergie, entraînant un réchauffement climatique d'au moins 3 degrés.

Réchauffement climatique: le Giec remet son rapport

Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat se retrouve lundi en Espagne pour valider son rapport sur le changement climatique. Cette synthèse de plusieurs travaux servira d'ouvrage de référence scientifique lors de la conférence de Bali sur le climat en décembre prochain.

Pour la quatrième fois depuis sa création (1990, 1995, 2001, 2007) et après six années de travail, auxquelles ont participé plus de 2.500 scientifiques internationaux, le Giec  (IPCC en anglais) doit valider son rapport de synthèse sur le changement climatique en séance plénière.

Depuis janvier, il a publié trois grands volets de ce rapport (évaluation scientifique du phénomène, conséquences et solutions possibles) qui ont confirmé l'ampleur, la rapidité et les graves conséquences du réchauffement climatique.

Ce quatrième rapport de synthèse reprend des informations contenues dans les rapports intermédiaires de chacun des groupes et sera l'ouvrage de référence sur le changement climatique pour les décideurs politiques. Il servira également de base de travail lors des négociations de la 13ème Conférence des Parties à la Convention Climat (COP), à Bali en décembre prochain.

Rôle et fonctionnement
Prix Nobel de la Paix 2007 avec Al Gore, le Giec a été créé en 1988, à la demande du G7, par deux organismes de l'ONU: l'Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE).

Le groupe est ouvert à tous les pays membres de ces deux organismes et compte des centaines d'experts du monde entier: universités, centres de recherche,entreprises, associations de défense de l'environnement ou autres organismes. Il s'agit donc d'une association de pays: ses membres sont des nations.

Les personnes y siégeant sont accréditées par leur propre gouvernement et sont réparties en trois groupes de travail. Le premier étudie les principes physiques et écologiques du changement climatique. Le second groupe évalue les impacts, la vulnérabilité et l'adaptation au changement climatique. Le troisième traite quant à lui des moyens d'atténuer le changement climatique.

La réunion du Giec se conclura le 17 novembre.

 

La hausse du niveau des mers inquiète

S'il existe un sujet controversé en science du climat, c'est bien celui des projections quant à l'ampleur de l'élévation du niveau des océans. Si je me fie aux nombreux courriels reçus, le sujet inquiète, et pour cause. Nous entendons toutes sortes de scénarios sur l'avenir de la planète, sur le niveau des mers qui pourrait augmenter de façon cataclysmique au cours du prochain siècle.

Al Gore, ancien vice-président des États-Unis et corécipiendaire du récent prix Nobel de la Paix, a dû faire face à de nombreuses critiques à ce sujet au cours de l'année. Qu'en est-il réellement? Les opinions varient considérablement, et j'ai décidé de demander au Dr Louis Fortier, spécialiste de l'Arctique et du climat, de faire la lumière sur cette épineuse question.

Je le répète, Louis Fortier n'est pas un écolo engagé, mais plutôt un scientifique reconnu sur la scène internationale. Comme tout homme de science, il y va de pronostics plutôt modérés, mais les observations des scientifiques sur le terrain permettent de réviser et d'actualiser les prévisions des modèles climatiques.

Ces modèles, récents, annonçaient une hausse du niveau des mers d'à peu près 50 cm au cours du prochain siècle. Encore une fois, les scientifiques constatent que les modèles ne suivent pas la réalité observée sur le terrain. Il faudra plutôt s'attendre, de façon réaliste, à une hausse de 1 m à 1,20 m pour le prochain siècle, ce qui représente plus du double des prévisions, pourtant récentes, des modèles climatiques préparés par les experts du climat.

Et encore, ces nouvelles données pourraient bien être rapidement mises au rancart, selon le récent rapport intitulé Perspectives mondiales en matière d'environnement (GEO-4), publié ce mois-ci par le Programme des Nations unies sur l'environnement.

Ce rapport, préparé par 390 experts mondiaux et révisé par plus de 1000 autres spécialistes de la planète, insiste sur l'accélération rapide de la fonte observée au niveau de la calotte glaciaire du Groenland. Selon eux, si les gaz à effet de serre continuent d'augmenter au rythme actuel, «la température du Groenland risque de dépasser le point de basculement qui pourrait causer la fonte de la calotte glaciaire, faisant monter le niveau des mers de sept mètres».

Bon, que penser de tout cela? Une certitude demeure: les modèles climatiques sont déjà dépassés. Dans le meilleur des scénarios, l'augmentation du niveau des mers sera de 1 m à 1,20 m pour le prochain siècle, ce qui aura déjà des conséquences dévastatrices sur les côtes, où vit plus de la moitié de la population mondiale.

Et si l'on se fie à la tendance actuelle observée sur le terrain, les prévisions quant au niveau des mers pourraient bien continuer de grimper. Combien? Deux, trois, quatre mètres ou jusqu'à sept, à plus long terme, comme le laissent entendre près de 1500 spécialistes du climat? Difficile à dire. La science du climat est une science récente et imparfaite.

Mais une chose est certaine, nous ne pouvons pas courir le risque de voir cette situation menaçante perdurer. Il nous reste encore du temps pour voir venir, mais il faut agir, et agir rapidement.

Selon tous les scientifiques, l'avenir de la planète sera largement déterminé par les décisions que les individus et la société prennent actuellement: «Notre avenir commun dépend de nos actions aujourd'hui, pas demain ou à un moment du futur.»

Or, selon le plus récent bilan mondial élaboré par l'ONU, jamais les pays riches n'ont autant pollué, avec un record absolu en 2005 de gaz à effet de serre rejeté dans l'atmosphère, en hausse de 11% depuis 1990. Pour la même période, au Canada, ce fut 25,3% d'augmentation!

L'Europe, qui fait figure de premier de classe sur la planète, demandera donc officiellement au Canada, lors de la rencontre internationale de Bali, le mois prochain, de réduire ses émissions de 30% sous le niveau de 1990 d'ici 2020. La réponse du gouvernement du Canada ne s'est pas fait attendre: au nom de la démocratie, de l'économie, du pétrole, du gaz et des sables bitumineux, notre gouvernement a tranché: non, pas question!

Pourtant, un récent sondage international de la BBC montre que les Canadiens sont parmi les peuples les plus déterminés à combattre le réchauffement de la planète. Qu'ils sont même résignés à payer une taxe sur le carbone pour apporter leur contribution pour l'environnement. Mais le gouvernement a déjà décidé pour eux.

Ce gouvernement, qui dépense, au nom des Canadiens, des dizaines de milliards par année pour son budget militaire, dit ne pas avoir d'argent pour investir en environnement.

Les efforts des autres pays phares, comme l'Angleterre, l'Allemagne ou encore la Suède, qui prennent déjà des mesures pour améliorer le sort de la planète tout entière, risquent d'être noyés par l'inaction du Canada, qui continue d'agir au nom d'une certaine économie et d'une certaine démocratie

Ban Ki-moon souhaite des mesures d'urgence pour l'environnement

BASE EDUARDO FREI, Antarctique (Reuters) - Alors qu'une glace millénaire fondait sous ses pieds, le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, en visite en Antarctique, a lancé un appel en faveur de mesures politiques d'urgence pour tenter d'enrayer le réchauffement du climat du globe

L'Antarctique se réchauffe plus rapidement qu'aucun autre point sur Terre depuis un demi-siècle, en faisant une destination appropriée pour Ban, qui a fait du changement climatique l'une de ses priorités depuis sa prise de fonctions cette année.

"J'ai besoin d'une réponse politique. Il y a urgence et pour les situations d'urgence, il nous faut des mesures d'urgence", a-t-il dit vendredi au cours d'une visite dans trois bases scientifiques du continent antarctique, où les températures n'ont jamais été aussi "élevées" depuis 1.800 ans.

La calotte glaciaire est épaisse en moyenne de 2.500 mètres - cinq fois la hauteur de la tour 101 de Taipeh, l'édifice le plus élevé au monde.

Des photos satellites ont montré que la calotte de l'ouest de l'Antarctique se rétrécissait et pourrait même, à l'avenir, se disloquer, provoquant une hausse du niveau des océans.

"Tout ce que nous avons vu était très impressionnant et magnifique, extraordinairement magnifique", a dit Ban à la presse. "Mais, dans le même temps, c'est préoccupant. Nous avons assisté à la fonte des glaciers", a dit Ban, qui effectuait là la première visite d'un secrétaire général des Nations unies en Antarctique, continent grand comme 25 fois l'Europe, et qui renferme 90% des réserves d'eau douce de la planète.

Ban prépare une conférence des Nations unies sur les changements climatiques qui doit se dérouler à Bali, en Indonésie, début décembre, et devrait marquer le lancement de négociations sur un accord censé succéder au protocole de Kyoto, lequel expire en 2012.

Samedi, Ban doit poursuivre sa tournée par la visite du parc national Torres del Paine, dans le sud du Chili, où les glaciers andins sont eux aussi amenuisés du fait de la hausse des températures.

Il se rendra ensuite au Brésil, pays qui a développé fortement le secteur des biocarburants.

Climat, gare à la publicité mensongère

«Chauffer au mazout pour une meilleure protection du climat.» Ce slogan a été vu ce printemps sur des panneaux publicitaires dans tout le pays. Il est abusif. C'est bien la consommation des énergies fossiles qui réchauffe la planète, fait fondre les glaciers et monter les océans.

L'auteur du slogan, l'Union pétrolière (UP), l'organe faîtier de l'économie pétrolière en Suisse, a été condamné ce mercredi par la Commission suisse pour la loyauté. Cet organe indépendant, chargé de veiller au respect des règles de la loyauté dans la publicité, demande à l'UP de ne plus utiliser l'argument «climat» pour promouvoir son initiative «centime climatique».

Greenpeace qui avait déposé la «plainte» contre l'UP savoure sa victoire. En revanche, celle-ci insiste que le «centime climatique» est plus efficace qu'une taxe sur les carburants, proposition partagée par diverses organisations vertes en Suisse.

La plainte de Greenpeace devrait faire réfléchir les entreprises en Suisse et dans le monde, qui disent se vouer à la protection du climat. Les bonnes intentions sont nombreuses mais le climat est souvent utilisé comme alibi.

Les vrais facteurs pouvant contribuer à la protection de l'environnement sont les gains en efficacité énergétique, mais aussi une utilisation accrue des énergies renouvelables que sont les biocarburants, le bois, la géothermie.

Climat: les pays riches doivent payer l'énergie propre des pauvres

LISBONNE - La lutte contre le changement climatique exige un investissement des pays les plus riches pour permettre aux pays en développement d'avoir accès à une énergie propre, a défendu jeudi l'administrateur du PNUD Kemal Dervis.

"Nous ne pouvons pas demander à l'Inde ou même à la Chine d'accepter de se joindre à la communauté internationale si le coût des mesures d'atténuation (des conséquences des changements climatiques) doit être pris en charge par les Indiens ou les Chinois", a estimé le responsable du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), lors des Journées europénnes du développement, qui se tiennent à Lisbonne jusqu'à vendredi.

"Il faut aider le monde, et en particulier les pays en développement, à pourvoir à leurs besoins en énergie en ayant recours à des technologies différentes", a-t-il estimé.

"L'accès à l'énergie signifie l'accès au développement, et il est très clair que la communauté internationale ne peut pas lutter contre le changement climatique en réduisant l'accès à l'énergie", a-t-il encore dit.

Selon le PNUD, la croissance économique des pays émergents ou en développement nécessitera pour la prochaine décennie un investissement annuel en énergie de 300 milliards de dollars (205 milliards d'euros).

"Ces investissements doivent être faits, ils sont essentiels à la prospérité et aux perspectives d'une grande partie de l'humanité", a-t-il déclaré. "Mais rendre cet investissement +propre+ coûterait, selon certains experts, 10% du total investi, environ 30 milliards de dollars", a-t-il ajouté.

"Les conséquences du changement climatique seront, dans le court terme, très différentes selon la partie du monde où l'on se trouve. Malheureusement, les pays et les peuples les plus vulnérables sont aussi les plus pauvres", a-t-il souligné.

"C'est un phénomène d'une extrême injustice, et il y a là une question de responsabilité historique à laquelle nous ne pouvons pas échapper", a-t-il estimé, rappelant que "70% des gaz à effets de serre déjà émis sont dus à l'activité des pays riches, 28% ont été émis par les pays émergents et seulement 2% par les pays les moins développés".

Initiatives danoises préalables à la conférence des 15 sur le climat en 2009

C'est en décembre 2009 que se tiendra, au Danemark, la prochaine conférence de l'ONU (COP15) sur l'environnement, lors de laquelle sera peut-être adopté un nouveau traité sur le réchauffement climatique en remplacement du protocole de Kyoto.

En préalable à cette conférence, le Danemark s'engage déjà dans cette direction. La création d'une université du climat basée au Groenland a ainsi été décidée en août 2007. Le ministre des Sciences, de la Technologie et de l'Innovation, Helge Sander, à l'initiative de ce projet, explique que les changements climatiques sont plus visibles sur l'île du Groenland. Concrètement, le ministre propose d'établir au NaturInstitut de Nuuk un centre de recherche transversal, avec 5 à 10 postes de chercheurs et auquel sera consacré un budget de 70 millions de couronnes sur une durée de 5 ans. Le centre devra être opérationnel en 2009 et s'attachera à acquérir un savoir fondamental sur le climat dans la zone polaire, sur les changements climatiques et leurs impacts dans cette zone, ainsi que les moyens à déployer pour en limiter la contribution humaine. Il est prévu que ce centre organise chaque année une grande conférence internationale sur la recherche climatique au Groenland.

On notera également qu'en mars 2009, l'Université de Copenhague tiendra un congrès international de recherche pour contribuer à la préparation de la conférence du sommet de l'ONU (COP15) de décembre 2009. Un nouveau portail Internet dédié à ce congrès est accessible à l'adresse suivante:
http://www.climate.ku.dk.

Ce congrès est organisé en coopération avec l'Alliance Internationale des Universités de Recherche (IARU créée en janvier 2006), réseau international de 10 universités choisies pour leur excellence et leur ouverture à l'international. Les questions débattues pendant ce congrès porteront sur les possibilités et les moyens à mettre en oeuvre pour réduire les émissions de CO2, afin de résoudre les problèmes liés aux changements climatiques. Les débats seront non seulement techniques mais également éthiques. Le congrès produira un rapport pour les gouvernements présents à la conférence qui suivra en décembre 2009.

Enfin, pour ce qui est des initiatives privées, l'entreprise danoise d'ingénierie et de conseil Rambøll lance un projet de changement du réseau électrique des maisons, dans le but de diminuer les pertes en énergie causées par les transformateurs convertissant le 220V du secteur en tension 12 Volts utilisée par la plupart des appareils ménagers. L'idée consiste à installer dans les foyers un système centralisé basse-tension.

Anders Dyrelund, consultant chez Rambøll, explique que les systèmes de distribution électrique tels qu'ils sont construits maintenant, représentent une perte de ressources et rejettent inutilement du CO2. Selon lui, le Danemark et les foyers danois pourraient économiser plus d'un milliard de couronnes. Bien que le remplacement des réseaux électriques déjà existants soit encore trop cher à mettre en oeuvre, M. Dyrelund propose que ces nouveaux systèmes soient installés dans un premier temps dans les nouveaux bâtiments. Selon lui, Rambøll pourrait proposer pour le sommet de 2009 un modèle de maison fonctionnant avec un système basse tension.

Climat

Postulat du député Bernard Martin :

Les terres cultivées représentent le plus grand puits de carbone du monde, après les océans et avant l'atmosphère.
Pourquoi ne pas les utiliser pour lutter contre le réchauffement climatique?


 Le réchauffement entraîne une augmentation de la biodiversité des pucerons :

Ces insectes majeurs constituent une ressource alimentaire importante des écosystèmes et comptent parmi les principaux ravageurs des cultures en milieu tempéré.
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/50989.htm

 


 

Le réchauffement favorise les maladies infectieuses :

La conférence annuelle sur les agents antimicrobiens fait état d'un risque important de propagation de maladies comme le paludisme ou la dengue.
http://www.challenges.fr/actualites/business/20070918.CHA0593/climat__le_rechauffement_favorise_les_maladies_infectie.html


Le Nobel de la Paix pourrait aller à un défenseur du climat 
 
Le prix Nobel de la Paix pourrait être décerné cette année à un avocat de la lutte contre le réchauffement climatique.
L'ex-vice-président américain Al Gore ou Sheila Watt-Cloutier, de la communauté Inuite, sont de possibles prétendants.
http://www.boursier.com/vals/all/le-nobel-de-la-paix-pourrait-aller-a-un-defenseur-du-climat-feed-29150.htm

La pêche au thon rouge suspendue dans toute l'UE

La Commission européenne ferme la pêche jusqu'à fin 2007 en Atlantique et en Méditerranée, en raison des quotas épuisés.

Sont visés par cette fermeture Chypre, la Grèce, Malte, le Portugal et l'Espagne, les deux autres Etats membres concernés, à savoir l'Italie et la France, ayant mis fin à leurs activités dans la pêcherie en juillet et en août respectivement.

La Commission dit avoir constaté des "manquements" dans la communication des données de capture nécessaires au suivi de l'utilisation des quotas de l'UE en temps réel. "Elle compte prochainement prendre des mesures à l'égard de ces manquements. Par ailleurs, elle proposera en temps utile pour la campagne 2008 un dispositif visant à éviter les problèmes rencontrés cette année.

Le stock oriental de thon rouge (Atlantique Est et Méditerranée) fait l'objet d'une surexploitation depuis de nombreuses années. A plusieurs reprises, les scientifiques ont mis en garde contre le risque d'effondrement de ce stock si rien n'est entrepris pour réduire de manière considérable le niveau de l'activité de pêche. En particulier, l'importance de la surpêche non déclarée a été désignée comme une cause fondamentale du déclin de cette ressource.

Les actions contre la pollution

Après s'être conformé à la directive RoHS, en éliminant totalement l'utilisation du plomb dans la fabrication de ses processeurs, Intel annonce que ces processeurs ne feront plus appel à l'halogène en 2008. En quantité suffisante l'halogène peut être nocif pour les organismes biologiques, comme le plomb.